Gregg Rainwater
Un américain à Paris


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A Paris pour parrainer "Carrière américaine" au salon du cheval, Gregg, alias Little Buck, de "L'Equipée du Poney Express", a joué le Père Noël pour Romuald A.

A l'image du Poney Express dont il est l'une des vedettes, Gregg Rainwater a fait un voyage express à Paris pour nous parler du Riders team, en fait les différentes méthodes de dressage du cheval américain. Mais à la différence de ses semblables, le jeune Little Buck de la série n'a pas cherché à jouer les stars. Au contraire, il s'est transformé en Père Noël pour Romuald, un enfant malade de 8 ans.

Journaliste : Comment avez-vous été amené à rencontrer le petit Romuald ?
Gregg : C'est un véritable conte de Noël. Il m'a écrit aux Etats-Unis pour me parler de sa passion pour notre série Young Riders (L'Equipée du Poney Express) et pour exprimer son plus cher désir : me rencontrer un jour. Or, je me préparais à venir passer quelques jours à Paris pour parrainer cette démonstration d'équitation western, et une extraordinaire coïncidence a voulu que les studios transmettent sa lettre à ma mère dans le Michigan. Ca m'a bouleversé de voir ce garçon en sursis qui me demandait un signe d'amitié. Pour moi, c'était écrit...
J : Comme ce voyage à Paris !
G : Tout à fait, j'y pense depuis huit ans. En 1986, je suis passé à Paris, j'ai fait à pied Gare du Nord / Gare d'Austerlitz direction l'Espagne... En réalité, aujourd'hui, je réalise mon rêve autant que celui de Romuald. J'aimerais faire une carrière en Europe. Chez vous, en France, au cinéma et à la télévision, vous aimez les belles histoires, les scénarios intelligents. Par exemple, j'ai adoré Au revoir les enfants de Louis Malle, ou encore Delicatessen de Jeunet et Caro et les films de Jane Campion. A Hollywood, tout n'est que violence et action...
J : Pourtant, vous aimez le rôle de Buck ?
G : Bien sûr, je l'adore. Vous savez, je suis un peu médium, j'aime l'ésotérisme, les sciences parrallèles, c'est mon côté indien, je suis d'origine Osage et Cherokee. Je suis un peu sauvage, je vis avec mes deux chiens Kid et Professeur. Au départ, j'ai obtenu le rôle de Buck grâce à une amie qui a parlé de moi au producteur. Comme tous les copains de la série, j'ai menti. Depuis l'âge de 7 ans, je ne montais plus à cheval. Et bien, c'est mon cheval dans Poney Express qui m'a rapproché du rôle. Il s'appelait Bingo, j'ai connu avec lui une amitié aussi forte qu'avec Travis (Ike, lequel meurt d'ailleurs dans ses bras, son épisode préféré "émotionnellement", dit-il en français).
J : La série vous a donné envie de vivre au siècle dernier ?
G : Je crois que ma venue en France pour le dressage des chevaux au Riders team symbolise bien ma passion. Un jour, sur le tournage, c'était relâche, j'ai enfourché Bingo et je me suis aventuré dans le désert de Tucson. Je me suis trouvé loin du monde moderne, un monde qui tue tout à petit feu. Savez-vous qu'au pays des cow-boys, en Arizona, on massacre les derniers mustangs ?

Source: Supplément télé Les dernières nouvelles d'Alsace (1994)
Journaliste : Jean-Jacques Jelot-Blanc
Merci à Katia pour avoir conservé cet article !

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