Les Américaisn ont sauvé "L'Equipée du Poney Express"


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Comme TF1, aux prises avec un abondant courrier à propos de l'interruption de "Côte Ouest", France 2, elle aussi connaît un fameux mouvement de contestation depuis l'arrêt de "L'Equipée du Poney Express", la série western retraçant l'épopée postale à cheval où brilla le futur Buffalo Bill. En réalité, la chaîne publique a épuisé son stock d'épisodes disponibles (24 au total). Mais il est plus que probable qu'à l'avenir, Ty Miller, Steve Baldwin, Josh Brolin et Gregg Rainwater réapparaîtront sur le petit écran. En effet, la chaîne américaine ABC, sous la pression des telespectateurs, a requis des producteurs qu'ils poursuivent la série après la première interruption. Lancée en 1989, "L'Equipée du Poney Express" a d'abord été tournée une saison, à la suite de laquelle la série a pris fin. Après quelques semaines, elle a repris jusqu'au printemps dernier. En tout, il existe 60 épisodes qui, après doublage, devront être diffusés chez nous. A condition que France 2 se mette au plus vite sur les rangs pour les acheter.
Quoi qu'il en soit, le feuilleton aura été une formidable expérience pour ses acteurs qui en témoignent, avec enthousiasme.

Parmis les professionnels, tous reconnaissent la qualité du scénario, cependant, nombreux sont ceux qui à la naissance de "L'Equipée du Poney Express", montraient un certain sceptissisme : comment la série allait-elle pouvoir vivre avec un sujet aussi ringard que l'épopée postale de Buffalo Bill ?
Josh Brolin, lui aussi, doutait de la bonne marche de l'entreprise. "Il suffit de détailler une grille de programmes pour se rendre compte que les feuilletons à la mode abordent des sujets totalement différents", explique le fils du héros de "Hotel". "Les productions télévisées actuelles traitent des problèmes des adolescents, à travers la famille ou la vie au collège. Ou, dans un tout autre genre, montrent du luxe à volonté. Comme ce fut le cas pour "Côte Ouest" ou la série de mon père. On dit souvent que les jeunes ne s'intéressent plus à l'histoire, mais ce n'est apparemment pas tout à fait exact !"
Les soixante épisodes lui ont permis, tout comme aux autres comédiens, de jouer trois années d'affilée et, par conséquent, de ne pas courir d'audition en audition. Depuis, Josh a enchainé avec deux nouveaux téléfilms. Tout cela grâce à son personnage de James Butler Hickok, dont il est particulièrement fier. "Il refuse d'admettre qu'il a besoin des autres et ne fait confiance qu'à lui-même. On pourrait avoir tendance à se méfier de lui, mais finalement, on découvre qu'il est capable d'affronter l'enfer pour porter secours à un ami et de perdre la vie plutôt que de manquer à la parole donnée. On juge souvent bien trop vite les gens qui nous entourent."
Steve Baldwin, le frère d'Alec, retient principalement de ce tournage les somptueuses contrées de l'Ouest sauvage. "Je comprends mieux pourquoi les indiens se sont battus si farouchement pour préserver leurs terres. Nous tournions une partie des scènes en extérieur et le reste en studio. Malgré tout, on ressent un incroyable sentiment de liberté devant l'étendue des plaines. Je ne pense pas qu'un homme qui a vécu dans de telles conditions ait pu, un jour, s'adapter et être heureux dans une réserve ou dans une petite ville quelconque. Je le déplore pour eux. Cela n'a pas dû être facile. J'étais réticent de jouer dans une série, je croyais qu'elle porterait préjudice à ma carrière. Mais aujourd'hui, je suis plus que satisfait de notre travail et du résultat", ajoute-t-il. "Surtout maintenant que certains tentent de renouer avec le passé, comme en témoignent les films sur Christophe Colomb. Et puis Buffalo Bill m'a vraiment plu. C'était un malin qui savait s'arrêter à temps !" L'acteur a également trouvé le temps, en 1991, de tourner "The bridge" de Mike Binder.
Ty Miller, alias The Kid, s'est tout aussi amusé sur les plateaux, même si son rôle a exigé de sa part des sacrifices physiques. "C'est de ma faute, j'avais dit au directeur de casting que je savais monter à cheval, mais je n'avais plus fait d'équitation depuis des années... Les premières semaines de tournage, j'avais l'impression d'être un cow-boy et de marcher les jambes écartées tant mes muscles étaient douloureux. Et je jurais de ne plus jamais recommencer ! Mais après tout, il suffit d'un peu de condition physique", plaisante-t-il. "Heureusement qu'un cascadeur m'aidait pour les séquences les plus périlleuses. Je serais tombé tout seul de cheval !" Ty Miller, lui, pourrait faire ses grands débuts au théâtre.

Source: Cine Tele Revue n 38 du 17 septembre 1992
Journaliste: Joan Mac Trevor

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